(Texte soumis au Devoir le 25 mars 2026 / non-publié)
S’il est une chose pour laquelle on pourra être reconnaissants aux criminels que sont Trump, Poutine et Netanyahu, c’est qu’ils ont projeté une lumière âpre et crue sur le fait que le droit international n’existe pas. Nada, niet. C’est de la frime.
En effet, dans les faits, dans la réalité, le droit international n’existe que dans les manuels de droit ou dans les cours où s’agitent des rhéteurs édentés.
Par ailleurs, n’existe pas non plus une instance “d’ordre supérieur” pouvant prévenir, empêcher et punir un pays qui commet EN TOUTE IMPUNITÉ un génocide (Israël à Gaza), une invasion (Israël au Liban sud, Russie en Ukraine), une agression (USA/Israël en Iran), un kidnapping (USA au Venezuela), etc.
Le roi est nu. Voilà. Aussi bien le savoir. Est-ce se radicaliser que d’en arriver à ce constat ?
Demain matin, Trump peut décider d’envahir le Groenland. Sera-t-il puni ? Non. Plusieurs vont écrire, parler, pleurer mais il ne subira aucune conséquence.
Demain matin, Netanyahu peut décider que la portion du sud du Liban qui va jusqu’au fleuve Litani sera désormais territoire israélien. Sera-t-il puni ? Non. Aucune conséquence.
Après-demain, Trump peut décider de financer les campagnes séparatistes au Québec et en Alberta dans le but de détruire le Canada pour mieux s’accaparer ses ressources naturelles. Sera-t-il puni ? Non. Aucune conséquence.
Après-demain, Netanyahu peut décider de larguer une bombe atomique sur Téhéran. Sera-t-il puni ? Non. Aucune conséquence.
Le roi est nu. Voilà. On en est là.
Dans ces circonstances, que reste-t-il à faire ? Aller manifester, 200 ou 300 personnes, devant le consulat américain ? Se réfugier dans des débats aussi futiles que superficiels ? Attendre que ça pète ? Regarder ailleurs ? Faire pousser des tomates ? S’éduquer sur les techniques de guérilla urbaine ? Apprendre le maniement des armes ?
Ou travailler dès maintenant à préparer l’après Trump (l’après Netanyahu, etc) pour que plus jamais ce genre de situation ne se reproduise (en supposant que ces fous furieux n’aient pas tout détruit d’ici là) ? Tant de vies humaines détruites, tant de souffrance, tant d’anxiété et notre confort occidental si indécent.
Nous approchons du carrefour. Le choix est clair: barbarie ou civilisation.